22 avril 2018 Noémie 0Comment

Attendez-vous à vous exclamer quelques fois « woooow que c’est beau ! » lors de votre road trip sur le plateau des Bolovens. Si vous aimez les balades en scooter, des paysages tout mignons de campagne, et les belles cascades dans lesquelles on peut se baigner, vous êtes au bon endroit. Si, en plus, vous êtes amateur de café, c’est encore mieux. C’est pour effectuer ce tour du plateau qu’on a changé l’itinéraire de notre voyage au Laos au dernier moment, et je peux vous confirmer : on a bien fait ! Vous trouverez le carnet de voyage de nos 3 jours de balade sur le plateau ci-dessous. C’est amusant de se dire qu’autant de cascades sont réunies sur un si petit territoire… Les belles surprises de la géologie. Je recommande de faire le tour dans le sens où nous l’avons fait : on termine ainsi par la plus belle partie du plateau.

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Photo : Julien

Vous recherchez une information pratique, un conseil ? Je détaille notre itinéraire dans cet article consacré à l’organisation d’un road trip en scooter sur le plateau des Bolovens.

 

Tad Pha Suam 

On part de Paksé le matin, en essayant d’être un peu équipés pour parer aux températures plus frâiches du plateau. On laisse nos valises chez Miss Nay et Yves, où on a loué notre scooter, et on ne part qu’avec deux petits sacs à dos.

Le premier arrêt se fait à Tad Pha Suam et Tad Champi, à environ 35 kilomètres de Paksé. C’est une bonne première initiation aux belles cascades du plateau. Les chutes sont mignonnes, on peut aller faire trempette dans les rochers si on le souhaite. Il y a même un pont suspendu en bambou, sur lequel Julien va faire le pitre (mon vertige me commandant de rester sur le pont plus solide situé à 20m de là).

Tarif : 10.000 kip l’entrée et 2.000 kip pour le parking.

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Photo : Julien

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Il y a un petit restaurant où on a simplement mangé une assiette de bananes frites au miel, puis on a acheté une mangue verte et son sachet de piment. Le mélange acide / sel / piment marche du tonnerre ! On a aussi voulu goûter au morceau de ruche, cuit dans une feuille de bananier. Alors, comment dire cela de manière diplomatique ? Ça n’a pas Le goût qu’on attend (= goût de miel).

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Les alvéoles de ruche, pas indispensable à tester donc.

 

Pause café dans la plantation de Mr Vieng

Le petit café de  Mr Vieng est situé pile entre entre les chutes de Pha Sum et de Tad Lo. C’est une pause bienvenue, au calme et à l’ombre, au milieu des caféiers mais aussi des autres voyageurs qu’on croisera tout au long du trajet ! On boit un bon café lao avec glaçons et lait à 12.000 kip, et on vous offre quelques petites bananes et des cacahuètes à grignoter avec. On peut y visiter la plantation éventuellement.

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La route est plutôt belle et surtout très bonne jusqu’à Tad Lo. Normalement, elle est pas mal fréquentée par les camions mais comme c’est Pi Mai on avait la route pour nous !

 

Tad Lo

À 86 km de Paksé, on arrive à Tad Lo. Le petit village fait office de ville-étape sur le circuit des Bolovens. On trouve une douzaine de guesthouses, dont certaines à seulement 25.000 kip la nuit pour les budgets ultra-serrés.

On arrive à Tad Lo en fin d’après-midi, ce qui nous laisse le temps d’aller se balader jusqu’aux chutes qui sont juste à côté du village. Il y a d’abord une série de cascades (Tad Huang), puis  les chutes de Tad Lo à proprement parler, à 10 minutes de marche en amont. On y trouve un grand bassin assez profond pour se baigner. Des jeunes du village pratiquent une sorte de paddle local, construit en énormes rondis de bambous ! On assiste à un beau spectacle de plongée acrobatique de leur part. Julien se lancer et va nager quelques longueurs dans le bassin, où l’eau est étrangement peu froide. Peut-être en raison des 35° ambiants… qui seront rafraîchis par un orage qui éclate au coucher du soleil.

 

Notre hébergement : On s’arrête un peu par hasard à la Guesthouse Fandee :  les logements sont des petits cabanons en bambou et en bois, construits sur pilotis. L’accueil en français est super gentil, et on trouve même à la carte du camembert et des bières belges : surréaliste au milieu du Laos ! C’est à ce genre de détails qu’on voit la différence avec le Myanmar, où le tourisme reste finalement assez balbutiant. La chambre coûte 60.000 kip la nuit. Le confort est ultra-sommaire mais à ce prix on a tout de même la moustiquaire et une petite salle de bains privative. Par contre, on partage le cabanon avec les insectes et il ne faut pas oublier ses bouchons d’oreille.

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Le soir, pendant la grosse averse mais on enquille les Beer Lao en profitant du bon repas et de l’ambiance détendue de la guesthouse. Je profite de la french touch du propriétaire pour manger une assiette de vraies frites, en plus d’un laap et de poulet grillé. De VRAIES frites, cuites en deux fois, comme on en trouve nulle part en Asie !

On s’offre un petit-déjeuner français le lendemain matin : baguette, confiture, café bien fort et grosse salade de fruits. Parfait pour prendre des forces avant de repartir sur les routes.

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Le petit bonheur.

 

Tad Soung

Au matin du 2e jour, on retourne sur nos pas pour aller voir les chutes de Tad Soung. Il faut s’écarter de la route principale et emprunter une toute petite route sur quelques kilomètres pour l’atteindre.

La chute est très haute et offre un point de vue sur toute la vallée. Malheureusement, le petit espace prévu pour avoir un point de vue sur les chutes a été envahi par les arbres et on ne peut donc pas les voir elles-mêmes ! On peut simplement aller à leur sommet. On a repéré un petit chemin sur maps.me qui devrait nous emmener en contrebas, mais la végétation est extrêmement touffue et j’insiste pour qu’on renonce à aller se perdre dans la jungle dès notre premier arrêt de la journée.

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Du coup on a évité d’y aller.

On reste un moment au sommet des chutes, assis à l’ombre près de la fraîcheur de l’eau, à discuter du Laos, de la Birmanie…

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Photographe de terrain. – Photo : Julien
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Photo : Julien

A côté, un concert se monte : une petite scène a été installée, et les enceintes crachent tous les décibels qu’elles peuvent. Pi Mai partout, calme nulle part !

Tarif : en raison de Pi Maï, on a le droit à un mini-racket sur le parking dont le prix passe soudainement à 10.000 kip. Sinon, l’accès aux chutes n’est pas payant.

 

La plantation de café de Captain Hook dans un village Katu

Cette visite est chaudement recommandée par Yves, qui nous a loué le scooter, ainsi que par les différents guides qu’on avait pu lire. Autant vous le dire tout de suite : cela nous a laissé une drôle d’impression. A l’entrée dans le village, il faut s’acquitter d’une petite taxe : 5.000 kip par personne.

La visite coûte 15.000 kip par personne. Mon opinion sur ce tour est mitigée : on était plus de 15 touristes, ça faisait un peu l’usine ! Captain Hook est malgré tout un personnage très intéressant, il nous apprend ce qu’il peut sur le café, sur ses bienfaits, sur ses plantations, et sur son drôle de parcours personnel. Il nous explique aussi quelques-unes des coutumes et traditions Katu, qui ne rigolent pas. La superstition joue un grand rôle dans l’organisation de la société Katu : par exemple, si quelqu’un meurt par accident, sa famille est exilée pendant 5 ans dans la forêt, et à leur retour ils doivent vivre dans une petite maison sans murs – afin que le mauvais œil ne puisse pas s’incruster dans leur cabane. Même chose pour les femmes qui doivent accoucher à l’extérieur du village, au cas où l’esprit du bébé serait « mauvais » et porterait malheur au village. Je ne vous parle pas de la tradition où on bat à mort un chiot sur la place du village, environ tous les 5 ans, après avoir sacrifié un buffle, pour chasser le mauvais œil encore une fois.

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Photo : Julien
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Quelques petites fourmis rouges, pas agressives. – Photo : Julien

Je ne sais pas si on était vraiment bienvenus dans le village (en même temps, un gros groupe de 15 touristes, ça fait un peu zoo). Julien a eu quelques sourires en réponse à ses Sabaïdee mais dans l’ensemble les regards étaient plutôt inamicaux.

Avant de repartir, on boit un café bambou, pour 10.000 kip : tout frais moulu dans un mortier, le café est filtré deux fois dans des morceaux de bambou. Ca réveille !

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Le temps se couvre, on fait une pause déjeuner à Tha Teng dans un petit restaurant sans sans intérêt (Visanak guesthouse). La ville de Tha Teng est de toute façon pas très mignonne.

On reprend la route, il commence à pleuvoir… On rapidement perd plusieurs degrés au fur et à mesure qu’on monte sur le plateau des Bolovens, et surtout, on se fait de plus en plus arroser au fur et à mesure qu’on se rapproche de Paksong.

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Je ne me lasse jamais des traductions approximatives de menu 🙂

 

Paksong

On arrive à Paksong un peu déprimés : trempés, frigorifiés… et avec tous nos vêtements mouillés, dont nos sweatshirts et nos baskets dont on sait qu’ils ne seront pas près de sécher, puisqu’il pleut et qu’il fait moins de 20 degrés.

Soyons honnêtes sur Paksong : la petite ville est carrément moche. Le ciel gris et bas n’a pas dû aider à améliorer cette impression, mais avec sa grande rue principale toute droite à la bordure en terre (ou plutôt en boue), l’endroit ne vend pas du rêve. On sent que c’est aussi une ville de passage. On est loin des villages très mignons traversés jusqu’ici… C’est aussi l’occasion de se rappeler que la région de Paksong est celle qui a été le plus intensivement bombardée pendant la guerre du Vietnam.

C’est le milieu d’après-midi, il fait froid, il pleut. Bref on ne sait pas trop quoi faire de nous-mêmes. Une petite recherche sur travelfish.org nous renvoie vers le Jhai Café, qui se révélera être la vraie éclaircie (purement symbolique donc) de notre passage à Paksong. Le Jhai Café, c’est en fait le coffee shop d’une coopérative menée par une ONG américaine qui travaille avec 200 familles laotiennes pour développer une culture du café équitable et qualitative. On rencontre Michael, qui nous propose de tester la formule dégustation : on essaie 3 cafés, très différents les uns des autres. Ils sont filtrés, donc très légers : il nous prévient, nous Français adepte de l’espresso, ça va nous surprendre ! On a une longue discussion super intéressante sur le café et ses saveurs. Il nous fait même goûter gratuitement une tasse d’un café plus fort, et donc plus proche de nos goûts. On achète un paquet de café à 70.000 kip pour soutenir leur projet.

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On rencontrera d’autres membres de l’ONG, dont la femme de Michael qui nous propose pour 20.000 kip deux bols de soupe aux légumes façon tex-mex, avec des tortillas bien craquantes. Ca nous fait un bien fou : il fait 18°, on est gelés, et ça réchauffe le cœur et l’esprit ! L’endroit est hyper hipster, mais très accueillant, et c’est surréaliste de trouver ce genre d’endroit au milieu du plateau des Bolovens. C’est un arrêt immanquable !

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On fait ensuite un tour au concert local donné pour Pi Maï, et puis on a encore faim : on s’arrête dans un restaurant vietnamien sur la route principale. La propriétaire est en salle, son mari en cuisine, et c’est tout simplement bon. On mange un délicieux pho et un riz sauté qui nous aident à nous réchauffer, avant la nuit très froide qui nous attend.

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Le pho qui fait vraiment du bien !

Notre hébergement : On trouvera une chambre à la Guesthouse Savannah où on trouve une grande chambre avec une fenêtre, très propre, une salle de bains avec un water heater pour 100.000 kip (la chambre sans fenêtre coûte un peu moins cher). La propriétaire est une vielle dame très gentille qui parle un français impeccable.

Au petit matin, nos vêtements sont toujours mouillés, il fait gris et peu chaud : le Jhai Café étant fermé le matin, on prend la route dès que possible, j’ai envie de quitter Paksong ! Evidémment, à peine arrivés sur la route principale, on se fait vider de gros seaux d’eau sur la tête : sweat shirt et pantalons sont bons à essorer… La déprime. Le miracle prend la forme la plus inattendue qui soit (c’est toujours le cas avec les miracles non ?) : un Café Amazon dans une station-service à la sortie de Paksong. L’endroit est ouvert malgré Pi Mai, on y est au chaud, au sec, avec un café correct et une pâtisserie industrielle mais qui permet d’avoir quelque chose dans le ventre avant de partir. Parfois on a besoin de ce genre d’endroits, quand on visite un pays comme le Laos. Cette parenthèse dans la folie de Pi Maï m’a fait énormément de bien !

 

Tad Yuang

Au bout d’un long chemin de gravillons, on trouve le site de Tad Yuang. Les chutes sont magnifiques, ce sont probablement les plus belles du plateau. On peut descendre au pied de la cascade grâce à un « escalier » (plus proche de l’échelle), rendue très glissante par l’humidité. En bas, on se faut tremper par la vapeur d’eau, façon chutes d’Iguazu !

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Photo : Julien
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Photo : Julien
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Photo : Julien

En haut des chutes, quelques petits stands proposent à manger et on achète des bananes grillées au charbon. On a envie de faire la randonnée jusqu’à Tad Fane indiquée sur maps.me, mais il y en a pour plus de 4 km aller/retour dans un chemin complètement envahi par la végétation, comme à Tad Soung. On n’insiste donc pas.

Tarif : entrée 5.000 kip, parking 3.000 kip

 

Tad Fane

Ce sont les chutes les plus impressionnantes qu’on verra : l’eau dégringole d’une hauteur d’au moins 100 mètres depuis le plateau, en une double cascade.

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Photo : Julien

C’est à Tad Fane qu’on vit le fail de l’explorateur du séjour. Il en fallait bien un ! Après avoir renoncé plusieurs fois à faire des petites randonnées dans la jungle, on se motive pour emprunter un petit chemin indiqué sur maps.me (encore, toujours), qui est supposé nous conduire jusqu’au sommet de Tad Fane. Après 500 mètres, le chemin devient très très pentu, et, tout recouvert de feuilles et de terre humide, très glissant. On insiste malgré tout, et à environ 200 mètres de l’arrivée, après une chute, je renonce. Julien, ou plutôt Julien ET SON ATTELLE (!) tentent le coup. Il continue de descendre vers le cours d’eau, en s’accrochant aux racines. Pendant le petit quart d’heure où je le perds de vue, je panique un peu : on a croisé personne depuis qu’on a quitté le point d’observation des chutes ; et s’il tombait et se faisait à nouveau mal à la cheville ? Et s’il glissant dans l’eu et soit emporté par le courant ? J’ai été très très soulagée quand je l’ai vu remonter en s’agrippant aux branches, et me dire que… la vue ne valait pas le coup. Les photos ci-dessous vous confirmeront que c’est un petit tour dont vous pouvez vous passer !

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Au début ça allait…
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Après c’est devenu un peu plus compliqué.
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La vue sur le précipice ! – Photo : Julien

On retourne donc au scooter sains et saufs, un peu déçus de cet échec, mais personnellement très fière de mon aventurier préféré – qui est décidément casse-cou.

Tarif : entrée 5.000 kip, parking 3.000 kip

 

Pause-café dans une coopérative entre Tad Fane et Tad Yuang : la CPC

Quitte à boire du café, autant le faire comme au Jhai Café : de manière utile pour les agriculteurs de la région ! L’endroit, géré par la CPC (Coffee Producers Cooperative) est très joli, il y a un jardin d’épices qu’on peut visiter.

On y boit un café lao, le temps de sécher un peu des festivités de Pi Maï : un café bien fort, servi au-dessus d’une généreuse couche de lait concentré sucré.

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En plus, c’est joli.

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Adresse : Sur la route 16 E, à quelques kilomètres de Tad Yuang (localisation Google maps)

 

Tad Champee

Juste en face de Tad Fane, ce sont les dernières chutes de notre circuit. C’est aussi le site le plus inaccessible : il faut parcourir environ 2 km sur un chemin d’argile plein de bosses – mais très mignon – pour y accéder.

Tad Champee est idéale pour se baigner : on peut descendre en échelle jusqu’à un grand bassin au pied de la cascade. De nombreuses familles sont venues en profiter, des petits moines, des enfants, des jeunes sont posés là pour pique-niquer. Ils ont même un radeau en bois et des grosses chambres à air qui font office de bouées.

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Photo : Julien
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Photo : Julien
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Photo : Julien

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Le temps s’est couvert donc on fait l’impasse sur la baignade, et on va déjeuner dans un petit restaurant installé dans une maison en bois près du parking. Nouilles, papaya salades et sticky rice, et surtout deux très bons smoothies à la mangue : une valeur sûre au Laos, en pleine saison des mangues !

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Papaya salad et smoothie mangue passion = <3

A ce moment, l’orage éclate. Et pas une petite pluie, non, mais une averse tropicale façon mousson dans toute sa splendeur. On prend le parti d’attendre que ça se calme, et en attendant on emballe comme on peut nos sacs à dos dans des sacs plastiques donnés par les proprios du restaurant (je vous avais dit qu’on n’était pas du tout équipés). Quand on retourne enfin au scooter, surprise : on avait attaché le casque de Julien à l’envers sur le scooter, résultat il s’était transformé en… petite bassine d’eau. On a un vrai fou rire nerveux : entre Pi Maï et l’orage, rien ne nous sera épargnés !

Dernière épreuve du parcours : emprunter à nouveau le chemin d’argile, transformé par la pluie en toboggan aquatique. Je fais l’essentiel du chemin à pieds pendant que Julien fait preuve de tous ses talents de pilote pour conduire le scooter, au pas, jusqu’à la route. C’est la preuve qu’il faut vraiment savoir maîtriser un deux-roues avant de se lancer dans l’aventure !

 

Retour à Paksé

Les nuages se dissipent, le soleil est de retour, et au fur et à mesure qu’on redescend dans la vallée, on se réchauffe et on se sèche. On s’amuse même à éviter les enfants qui nous balancent de l’eau, avec un succès tout relatif bien sûr.

De retour sur Paksé, on trouve Pi Mai dans toute sa splendeur : rues embouteillées de camions et de pick-ups remplis à ras bords de gens bien éméchés et de grosses bassines d’eau. On se fait donc tremper comme il se doit, et l’idée de faire 12h de bus dans des vêtements mouillés me déprime. A ce moment, je déteste Pi Mai ! On va rendre le scooter chez Miss Nay et Yves ; on y retrouve la plupart des touristes qu’on a crroisés sur le plateau des Bolovens au cours de ces 3 journées. On récupère nos valises, on grignote un paquet de crackers et on part à 12 dans un tuk-tuk jusqu’au bureau de la compagnie de bus, prendre le sleeping-bus qui nous ramènera à Vientiane pour la fin de notre séjour au Laos.

 


Retrouvez mes autres carnets de voyage sur le Laos :

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