28 avril 2017 Noémie 2Comment

La première fois que j’ai été au Japon, ça a été à l’occasion d’une escale de quelques heures, première étape d’un de nos voyages les plus fous (notre mini tour du monde Yangon – Tokyo – San Francisco – Las Vegas). Fidèles à notre habitude, nous avons décidé avec Julien de profiter des 7h d’attente entre nos deux vols pour aller goûter à l’atmosphère japonaise.

On est arrivés au petit matin, et s’il est seulement 3h30 pour nous, on n’a pratiquement pas dormi dans l’avion qui nous a emmenés loin de Yangon. Depuis la veille au soir, je n’arrive pas à réaliser ma chance. C’est la première fois que je quitte le Myanmar depuis mon installation et que je dis au revoir aux longyis, aux crachats de bétel, à la moiteur et à ces milliers de petites choses qui font désormais partie de mon quotidien. A peine descendus de l’avion, on est saisis par le froid : c’est comme si cette sensation rendait réel le fait qu’on était bien loin de chez nous.

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Rejoindre Tokyo depuis l’aéroport de Narita

 On passe au centre d’informations pour prendre une carte du métro et celle des principaux points touristiques de la ville, on retire quelques milliers de yens, et nous voilà prêts à prendre le métro.

Pour rejoindre Tokyo depuis Narita, il y a trois options :

  • La plus coûteuse, le Narita Express. Elle permet de rejoindre directement Shibuya en 1h15 minutes, pour environ 3200 yens. Il y a moins de trains (départs toutes les 30 à 60 minutes).
  • Le Keisei Skyliner, l’option intermédiaire qui permet d’arriver dans l’est de la ville en moins de 40 minutes pour 2,500 yens. Il y a des trains toutes les 20 minutes environ. On peut ensuite reprendre le métro à Nippori avec la JR Yamanote Line, et arriver à Shibuya 30 minutes plus tard pour 200 yens.
  • La solution la plus économique, la ligne de train classique Keisei. En déboursant un peu plus de 1200 yens, on rejoint la station de Ueno en 1h10. Pour l’avoir testé lors d’un autre voyage, plus que le temps de trajet et les fréquents arrêts, le problème vient du fait que le train est bondé, surtout aux heures de pointe. Pas idéal quand on a une grosse valise avec soi. Mais si on a le temps, c’est une très bonne solution.

On avait opté initialement pour le Narita Express, pour une question de temps, mais quand une hôtesse nous apprend qu’il y a un problème sur cette ligne, on ne se laisse pas démonter : on embarque dans le Kensei Skyliner, qui nous permet d’atteindre l’est de la ville en 40 minutes avant d’attraper un métro.

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Le trajet est une aventure en soi. La campagne japonaise est encore sous ses couleurs d’hiver. Les champs laissent la place à la banlieue de la capitale, et on aperçoit même la Tour de Tokyo.

Dans le métro aux côtés des Tokyoïtes qui partent travailler, on a envie de tout noter, de tout photographier ; les gants blancs des contrôleurs, qui nous renseignent avec la plus grande amabilité partout, l’organisation des flux de passagers dans les moindres détails, les masques chirurgicaux qui couvrent la moitié des visages, les publicités kitsch qui abusent des points d’exclamation. Le Japon me semble surréaliste, après quatre mois en Birmanie. Je suis bien à des milliers de kilomètres de ce qui est devenu ma maison.

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Hum… c’est pas gagné.

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Première fois au Japon ? Direction Shibuya !

L’équation [Première visite du Japon] x [une poignée d’heures devant soi] a un résultat évident : Shibuya ! Dans mon imaginaire, un des lieux les plus emblématiques de Tokyo est le fameux Scramble Crossing, ce carrefour où des centaines de personnes se lancent sur les passages piétons dès que le feu passe au vert, tout ça au milieu d’une débauche de panneaux publicitaires et d’écrans géants.

Arrivés à Shibuya et après quelques minutes de perplexité à observer le plan pour comprendre quelle sortie prendre, on trouve enfin notre chemin. Il est à peine 9h du matin, et le carrefour est très calme, presque désert. Pourtant je me sens déjà au cœur de la mégalopole japonaise, et le dépaysement est instantané. On passe un bon moment, un peu transis de froid, à prendre la seconde photo de notre projet « 4 villes et 3 pays en moins de 48h » (la complexité des selfies, pour trouver l’angle où on nous voit-on voit notre panneau-on voit le décor-mais non regarde quelle tête j’ai sur cette photo).

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Grosses difficultés de cadrage pour nos selfies !

On s’aventure dans les dédales de ruelles de Shibuya. Les écrans et les signaux lumineux des principales rues laissent la place aux petites rues piétonnes, où s’alignent les salles de jeux (les horribles pachinko avec leur bruit de dément), les minuscules restaurants et les magasins de DVD érotiques.

On se jette régulièrement des regards en coin, et on sourit. On n’en croit pas nos yeux et on répète sans cesse « Le Japon, quoi ! ».

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Le ramen du petit déjeuner

On n’a pas dormi de la nuit, pas dîné hier soir, pour notre horloge biologique il est 7h du matin : on meurt de faim.

On hésite à aller prendre un café, mais finalement on s’engouffre dans le premier restaurant que l’on voit. Bingo. Une minuscule salle toute en longueur, où quelques Tokyoïtes mangent des ramens à grands coups de « slurps ». Le serveur nous fait comprendre qu’il faut commander et payer depuis une machine à écran tactile – oui oui, on est bien aussi loin de Yangon et de ses tea houses.

Est-ce le fait que je suis dans cette ville qui doit figurer sur la « bucket list » de tous les amoureux de voyages, le fait de savoir que nous ne sommes là que pour une demi-journée, la fatigue de la nuit blanche ? Je ne sais pas, mais ce ramen est une des choses les plus réconfortantes que j’ai mangées !

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Uniqlo bien sûr

Qui dit Tokyo, dit mode japonaise ! On file faire quelques achats chez Uniqlo, dans leur magasin de Shibuya – en fait, on a désespérément besoin de quelques vêtements d’hiver pour le reste de notre séjour.  L’inconvénient de vivre dans un pays tropical, c’est que tu laisses tes vêtements chauds en France…

A notre grande surprise les vendeurs n’arrêtent pas de nous crier Irasshaïmase! dès qu’on entre dans leur champ de vision. Pour moi qui suis un peu accro au shopping, c’est génial de pouvoir faire le tour des allées et d’essayer plein de vêtements, ce qui me manque à Yangon !

Conseil utile : n’oubliez pas votre passeport, Uniqlo propose de détaxer directement vos achats.

 

Pas de gyozas mais des onigiris !

L’heure du déjeuner approche, et pour bien continuer sur la lancée du ramen matinal, on se dirige vers Harajuku Gyozaro, un restaurant de gyozas qui nous a été recommandés par mon amie Praxele qui vit à Tokyo.

La balade est agréable, il fait magnifique, l’air se réchauffe. On note tous ces petits détails propres au Japon et qui nous rappellent tellement qu’on est à des années lumières du Myanmar. Les voitures ne klaxonnent pas.  Les piétons traversent les rues sans risquer leur vie (et en attendant que le feu passe au vert, même s’il n’y a aucune voiture visible à 100 mètres). En passant par une de ces rues piétonnes où s’alignent les boutiques de vêtements, je suis partagée entre le sentiment rassurant de retrouver un environnement et des codes que l’on connaît (on pourrait être dans le Marais), tout en étant un peu déçue de cette uniformisation des quartiers à la mode qu’on retrouve dans les grandes villes.

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Le restaurant Harajuku Gyozaro est bien aussi populaire qu’on me l’avait dit : il y a la queue devant, et on réalise qu’on est déjà presque en retard. Les gyozas attendront donc mon prochain séjour ici en mai ; on reprend la direction de Shibuya.

La ville est parsemée de centaines de coffee shops de grandes chaînes, et ceux-ci sont en permanence pleins à craquer ! On se fond donc dans l’usage local en s’arrêtant prendre un café dans un Tully’s, bondé à l’heure du déjeuner. On hallucine sur la connexion wifi, qui est dix fois plus rapide que notre connexion personnelle à Yangon.

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Puisqu’on a été privés de gyozas, on fait un tour dans un kombini pour acheter quelques onigiris, ces triangles de riz fourrés, pour le déjeuner (non sans demander au caissier lesquels sont au poisson, puisque tout est écrit en japonais).

Enfin, un peu en retard sur le planning (avec une petite montée de stress pour moi car on galère à acheter le billet dans la gare de Shibuya, voilà pourquoi il faut toujours se laisser une certaine marge), on reprend la direction de l’aéroport, un peu en retard sur notre à bord du Narita Express cette fois-ci.

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Comme à l’arrivée, le passage de la sécurité et de l’immigration se fait quasiment sans attente. Le temps de se changer, et nous voilà à bord de l’avion qui va nous faire traverser le Pacifique jusque San Francisco, en route vers notre deuxième escale de notre mini tour du monde !

 

Petit guide pratique du voyageur

  • Il n’y a pas besoin de visa pour les ressortissants français pour les séjours inférieurs à 3 mois.
  • Etudiez bien le trajet pour choisir la meilleure option pour rejoindre Tokyo depuis l’aéroport de Narita. Au guichet avant les quais, demandez quand part le prochain train (cela vous évitera d’attendre inutilement le Narita Express si un Keisei Skyliner part avant). Ah et armez-vous d’un plan de métro en arrivant à l’aéroport, ça vous sera très utile !
  • On a mangé notre succulent ramen dans un restaurant situé sur Dogenzaka. Je ne pourrais pas vous dire le nom, c’était évidemment écrit… en japonais 🙂
  • Le fameux restaurant de gyozas est l’Harajuku Gyozaro, 6-2-4 Jingumae, Shibuya.

 

2 thoughts on “Le guide d’une escale à Tokyo réussie

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